vendredi 7 novembre 2014

6 novembre - Tamaki Maori Village à Rotorua


Nous voilà maintenant installés pour deux jours à Rotorua, à l’auberge de jeunesse Funky Green Voyageur où nous avions réservé une chambre double avec salle de bain.  Ce n’est pas aussi luxueux que Tatahi Lodge, mais l’accueil est sympathique.  Cameron nous fait visiter l’auberge et nous explique les règles de l’auberge; il faut laisser nos souliers à l’extérieur et tout doit être recyclé, il y a cinq bacs de recyclage et de compostage à notre disposition. 

Cameron appelle pour nous à Tamaki Maori Village où nous avions réservé par internet notre soirée culturelle suivi d’un hangi.  L’autobus vient nous chercher à 16h30; notre chauffeur maori essaie de nous apprendre quelques mots maori; le seul que nous avons retenu est Kia Ora qui veut dire Bonjour ou BienvenueIl nous parle aussi du fameux pouding à la vapeur que nous allons manger ce soir; ce sont les missionnaires européens qui leur ont fait découvrir ce mets et depuis ce temps, dit-il avec humour, il mange le pouding au lieu de manger les missionnaires.  Ensuite il choisit parmi nous un homme qui sera notre chef pour toute la soirée.  Un bon chef doit être brave, intelligent et beau. L’heureux élu, bien malgré lui, est Mark de l’Australie qui accepte son rôle de bon coeur.

Nous sommes accueillis par un groupe de guerriers qui nous souhaite la bienvenue par une cérémonie officielle appelée Powhiri. Puis nous sommes invités à pénétrer dans leur village ans maori tel qu’il existait avant la venue des européens et qui est niché dans une forêt de conifères Tawa.


Ancienne cérémonie de bienvenue le Powhiri
 Le village prend vie autour de nous et nous assistons aux activités de tatouage, de tressage de paniers et de sculpture; nous sommes aussi invités à participer à des jeux avec des bâtons qui pourraient bien devenir des activités que nous ferons en famille.

Notre chef Mark et ses assistants participant à un entraînement guerrier
Le tressage de panier
Le tatouage
Le hangi se prépare; les chefs cuisiniers enlèvent la terre qui recouvre les paniers remplis de viande et de légumes qui ont cuit pendant des heures sous la terre sur des pierres chaudes. Pendant que les chefs préparent notre repas, nous entrons dans la maison de rassemblement maori où nous assistons à un spectacle de chants, de jeux de bâtons et à la célèbre danse de guerre haka

Le Hangi Pit


Nous pénétrons ensuite dans la grande salle à manger où un traditionel buffet hangi nous attend suivi du fameux pouding au chocolat à la vapeur.  Vers 20h00 nous repartons en compagnie de notre chauffeur d’autobus qui a encore des histoires à raconter.  Il demande à chacun de chanter une chanson de son pays.  Serge et moi avons choisi Chevaliers de la table ronde, ce qui a bien fait rire nos compagnons.  

jeudi 6 novembre 2014

6 novembre - Hobbiton

Nous n’avions pas prévu nous arrêter à Matamata pour aller visiter le lieu de tournage des films The Lord of the Rings et The Hobbit, mais l’étonnement et les encouragements de nos compagnes à Tatahi Lodge, et aussi pour faire plaisir à Thierry qui est un « fan » de ces séries, nous décident à modifier notre itinéraire.  Nous nous rendons au I-Site de Matamata où nous achetons nos billets et prenons l’autobus Hobbiton qui nous conduit à ce qui fut autrefois la ferme de moutons et de vaches de la famille Alexanders. Sir Peter Jackson est tombé sous le charme de ces lieux et y a tourné deux films The Hobbit, le troisième est à venir.








Maison de Bilbo Baggins qui deviendra celle de Freddo





A notre retour, c’est promis, nous allons regarder les films The Hobbit, en nous rappelant que nous étions dans ce petit village quelques mois plus tôt. 

mercredi 5 novembre 2014

5 novembre – Hahei, Cathedral Cove

Depuis mardi, nous sommes dans la région de Coromandel, à Hahei plus exactement.  Si comme moi vous vous demandez comment ça se prononce, j’ai enfin obtenu l’information « Hahy », Hei étant le nom du premier maori qui s’est établi dans la baie avec sa famille il y a plus de 1,000 ans.

Avant de vous raconter ce que nous avons fait aujourd’hui, voici un court résumé de la journée d’hier.  Selon Google Map, les 400 km entre Paihia et Hahei devaient nous prendre 5 heures; ça nous a pris 7 heures car il y avait beaucoup de réparations de routes et nous avons fait quelques arrêts.  Nous trouvons enfin l’endroit où nous séjournerons pour les deux prochains jours : Tatahi Lodge Backpackers.  WOW! Si toutes les auberges de jeunesse étaient aussi jolies et bien aménagées que celle-ci, il n’y aurait plus personnes dans les hôtels. Notre chambre est magnifique et il y a même une rose rouge sur notre lit; la cuisine est moderne, fonctionnel et très propre; le coin salle à manger et salon est meublé avec goût.  Nous soupons en compagnie de jeunes provenant de l’Allemagne, de l’Écosse et de la Chine, chacun cuisinant son repas sans trop se piler sur les pieds. Il y a l’internet mais la connexion n’est pas très rapide.  J’espère que vous avez aimé les photos de Waitangi car chacune a pris 10 minutes à se télécharger.  J’ai pu lire deux chapitres de mon livre en attendant.  Je ne crois pas que j’aurai autant de patience ce soir. 

Notre chambre à Tatahi Lodge Backpakers
Nous avons dormi comme des bébés sous notre couette épaisse cette nuit.  Malgré tout, nous nous levons à 6h30 car nous nous rendons à Cathedral Cove en kayak ce matin en compagnie de Tyrell, notre guide de la compagnie Cathedral Cove Kayaking Tours. Nous sommes 8 personnes à participer à cette excursion et les kayaks doubles nous attendent sagement sur le bord de la plage.  Il fait soleil et il n’y a pas de vent, ce qui rend le pagayage agréable et facile. Nous faufilant entre les rochers, nous arrivons au bout d’une heure à Cathedral Cove et débarquons sur la plage.  La splendeur des lieux est impressionnante; nous sommes sur le site d’un ancien volcan.

Photo prise à bord de notre kayak dans la baie Mercury

Sur la plage de Cathedral Cove















Pendant que nous prenons des photos et jasons avec nos compagnons originaires de l’Australie et de Pennsylvanie, Tyrell nous prépare des capuccinos qu’il nous sert dans de vrais tasses; décidément les néo-zélandais savent recevoir. 



Tyrell qui nous a préparé des cafés












Vers 11h00 nous embarquons dans nos kayaks et nous nous dirigeons vers les îles avoisinantes; nous nous trouvons vis-à-vis le Chili en Amérique du Sud, de l’autre côté du Pacifique. Maintenant le pagayage est plus sportif car le vent s’est levé.  Ça nous rappelle les voyages en kayak dans la Baie Georgienne que nous avons faits il y a quelques années; il faudrait définitivement y retourner en famille.  Tyrell nous a promis de nous raconter des histoires sur Hahei et la région; nous joignons les 4 kayaks côte à côte et Tyrell sort une voile de son bagage.  A l’arrière, Serge et un autre kayakiste passent leurs pagayes dans les ganses de la voile tandis qu’une autre kayakiste et moi retenons les coins de la voile à l’avant. Et nous voilà maintenant à bord de notre propre voilier, portés par le vent et écoutant les histoires de Tyrell.  Voici les photos prises par Tyrell, notre guide, lorsque nous étions sur l'eau. A midi pile, nous revenons à la plage d’Hahei, très enthousiasmés de notre excursion.

Photos prises par Tyrell, notre guide


C'est comme ça que nos kayaks se sont transformés en voilier


En après-midi, nous prenons la route en direction de Sawmill Bay afin de prendre le traversier pour piétons qui nous amène à Whitianga de l’autre côté de la baie. Les bateaux de pêche sont amarrés, ce qui laisse présager que nous pourrons trouver du poisson frais facilement pour notre souper.   Nous nous promenons dans les rues à la recherche d’une poissonnerie; nous en trouvons une, mais le poisson se faire rare.  Nous optons donc pour la boucherie non loin de là et achetons des côtelettes d’agneau. Nous faisons aussi quelques achats chez le marchand de fruits et légumes.  En route pour reprendre le traversier, nous nous laissons tenter par la terrasse d’un café qui annonce des « homemade pies ». Déjà nous salivons à la pensée d’une bonne tarte aux pommes.  Déception, les « pies » sont des mini-pâtés à la viande.  Alors, ce sera un morceau de gâteau au fromage pour chacun. 

Pause détente à Whitianga












A l’auberge, nous faisons cuire nos côtelettes et légumes sur le BBQ sous le regard envieux de nos amis backpackers.  Comme nous sommes peu nombreux ce soir, nous partageons notre bouteille de vin avec Amanda et Robin, deux jeunes allemands bien sympathiques.  Puis arrivent deux françaises qui sont bien contentes d’entendre parler français.  Nous jasons autour de la table, en anglais et en français jusqu’à 23h00.

On parle de nourriture, de poutine, de beurre d’arachide et de mets étranges mangés dans certains pays, ce qui nous donne la faim.  Nous décidons d’aller au lit avant d’être trop tentés de prendre tout de suite notre déjeuner de demain matin.



mardi 4 novembre 2014

3 novembre – Waitangi Treaty Grounds

Quand il pleut à Paihia, c’est le déluge et c’est ce qui nous attend à notre réveil.  Ça nous fait encore plus apprécié notre appartement où nous pouvons vaquer au lavage de nos vêtements, prendre un bon déjeuner tranquillement et mettre à jour le blogue; mais l’internet ne fonctionne pas.  C’est là que j’apprécie encore plus la tablette Surface que nous avons apportée avec nous. Une fois la rédaction du texte ainsi que le choix des photos terminés, il ne nous restera qu’à attendre que le réseau fonctionne ou bien aller dans un café internet.

Il est 11h00 et la pluie a cessé. Nous partons pour Kawakawa situé à 13 km au sud pour faire des provisions pour le dîner et le souper.  Il n’y a pas d’épicerie à grande surface et les prix sont chers, alors on encourage l’économie locale.  Nous faisons arrêt à la boucherie et achetons des brochettes de poulet et légumes marinées pour faire un « stir fry » ce soir.

De retour à l’auberge, nous croisons Alizée, la gentille française originaire de la région de Bordeaux, qui nous a accueillis à notre arrivée.  Nous l’invitons à venir souper avec nous ce soir.  Elle semble être surprise de l’invitation mais accepte avec plaisir.  Elle a à peine 20 ans et voyage seule avec des moyens réduits.  Pour obtenir l’hébergement gratuit, elle fait le ménage des chambres et dortoirs. Elle est à la recherche d’un emploi rémunéré pour les prochains mois afin de pouvoir continuer son voyage en Nouvelle-Zélande. 

À peine 3 kilomètres du centre-ville se trouve Waitangi Treaty Grounds, l’endroit le plus célèbre et vénéré de la région.  Nous nous y rendons pour la visite guidée de 14h00. Nous sommes accueillis par le guide maori, Ngati Kawa, qui nous raconte l’histoire du traité signé par les chefs maori et les représentants de l’Angleterre en 1840. Ils nous présentent aussi les personnages clés de cet événement, dont celui qu’il préfère, son ancêtre à la 16e génération qui est parmi les signataires du traité.  Le traité garantissait aux maori la possession de leurs terres, leurs forêts et leurs pêches.  D’autre part, les chefs maori renonçaient à leur souveraineté et l’Angleterre prenait entièrement contrôle  de l’achat des terres du peuple maori et la revente aux nouveaux colons.  Le traité offrait aussi aux maori tous les droits et privilèges accordés aux citoyens britanniques.  Après des heures de débats, le traité fut signé le 6 février, la version maori par les chefs maori et la version anglaise par les représentants de la reine, malgré les erreurs de traduction qui existaient entre les deux versions et qui causeront des conflits pour des années à venir.

Ngati Kawa, notre guide maori
Ngati est fier de nous parler de ses ancêtres venus des îles du Pacifique à bord de canots de guerre long de 35 mètres; ces canots pouvaient loger 120 maori et nécessitaient un minimum de 76 rameurs pour naviguer en toute sécurité sur l’eau. Mais comment ont-ils pu savoir qu’il y avait une terre au-delà de leurs îles? Ngati nous explique que le grand chef Kupe, dans sa sagesse, a suivi les oiseaux migrateurs, se disant que ceux-ci devraient à un moment donné se poser sur la terre ferme pour se reposer et se nourrir. C’est ainsi que les maori sont devenus les premiers humains à découvrir la Nouvelle-Zélande qu’ils ont nommé « Aotearoa » au 10e siècle.

Le 6 février de chaque année ce canot est mis à l’eau dans le cadre des cérémonies de célébration du traité de Waitangi.

Ngatokimatawhaorua, les bateaux maori











Nous nous rendons ensuite près de la maison de rassemblement des maori, « Te whare Runanga » et attendons l’arrivée du groupe Te Pitowhenua qui nous introduira à la culture indigène avec des danses, des chants et des cris de guerre, dans leurs costumes traditionnelles. A leur arrivée, des petits enfants se sont mis à pleurer, c’est qu’ils sont assez impressionnants et épeurants pour des petits.

Maison de rassemblement des maori
Guerrier maori
Après avoir enlevé nos chaussures et nos casquettes, nous pénétrons dans la maison de rassemblement où débute la performance culturelle avec les armes de guerre, les jeux de bâtons et le fameux haka. Après le spectacle les membres du groupe acceptent gentiment de prendre des photos avec nous.  Ce fut un spectacle saisissant que nous avons beaucoup aimé.


Un bisou pour mon guerrier préféré
Deux guerriers sympathiques


















Le soleil et la chaleur sont revenus et nous soupons sur le patio ce soir en compagnie d’Alizée.  Cette fois-ci, je n’ai pas maqué mon coup, c’est très bon : salade verte et tomate, riz et « stir fry » au poulet et légumes, éclairs au chocolat (et oui, Serge en a déniché à l’épicerie) et vin blanc.

Souper avec Alizée
Nous faisons nos adieux à notre fille adoptive pour un soir en souhaitant qu’elle vienne découvrir le Canada un jour.

dimanche 2 novembre 2014

2 novembre – North Island: Bay of Islands en catamaran

Notre destination de la journée est Paihia qui se trouve à l’est de l’île à environ 1h30 d’Omapere. Nous avons rendez-vous avec la capitaine du catamaran Carino à 9h15 pour une journée dans Bay of Islands où les dauphins nous attendent, si nous sommes chanceux. Après avoir finalement déniché un stationnement, nous arrivons au bateau au pas de course. Vanessa nous attend sur le quai et 5 autres passagers ont déjà pris place sur le catamaran; il y a un jeune couple anglais qui termine leur périple en Indonésie, ainsi que 3 jeunes suédoises. Pendant que Vanessa grimpe dans sa cabine, Scott son assistant nous explique le trajet et les activités de la journée; c’est bien parti, les voiles sont hissées et nous avons le sentiment que ce sera une journée mémorable.

Vanessa, notre capitaine

Installés à l’avant du bateau, nous cherchons au loin les dauphins, pendant que Scott nous abreuve de son savoir. C’est qu’il s’y connaît, ça fait 15 ans qu’il les étudie dans cette baie; il en reconnaît plusieurs et leur a donné des noms. Le bateau s’immobilise enfin et les dauphins viennent tourner autour de nous, s’amuser avec leurs petits et les plus hardis font des sauts et des pirouettes. Pendant ce temps, les photographes en herbe sont sur le qui-vive et vont de l’avant à l’arrière, du côté droit au côté gauche pour les prendre en photos. Autour de nous, il y a de petits voiliers et autres embarcations et leurs passagers jubilent aussi en les voyant s’amuser.

Une maman dauphin et son petit sur le dos


Celui-ci est un coquin qui veut faire un tour de catamaran

Le héro du jour

Puis nous partons en direction de l’Île Robertson. Scott demande l’aide des apprentis-matelots pour manœuvrer les voiles et il ne manque pas de volontaires. En route, il nous montre l’endroit où James Cook a mis pied à terre dans cette baie. Comme j’ai apporté avec moi, comme lecture de voyage, un livre sur James Cook et sa femme, ça m’impressionne beaucoup de l’imaginer là en 1769.

Les apprentis-matelos à l'oeuvre







Le catamaran s'immobilise à quelques mètres de la plage et nous embarquons avec Scott à bord d'un bateau pneumatique pour nous rendre jusqu’à la plage. Puis il retourne au bateau pour préparer notre dîner en compagnie de Vanessa.

Scott nous abandonne sur notre île
 
Nous aurions pu aller nous baigner, mais comme l’eau est à 16 Celsius, nous préférons tous nous rendre à la lagune et monter dans le sentier Motuarohia d’où une magnifique vue panoramique de l’île et de la baie s’offre à nous. Laura, la jeune femme anglaise, me raconte qu’ils n’ont pas pu faire la montée de Tongariro ni le voyage en hélicoptère sur le glacier Franz Josef en raison du mauvais temps. Comme ce sont des destinations prévues à notre itinéraire, nous croisons nos doigts que le ciel capricieux sera clément avec nous.

Nos plus beaux sourires sur la plage, au loin le catamaran Carino
La lagune à l'ïle Robertson

Vue du haut du sentier Motuarohia













Comme prévu, au bout d’une heure, Scott vient nous chercher et nous embarquons gaiement à bord du bateau où des saucisses et des oignons grillent sur le BBQ; de plus, le vin sauvignon blanc de Marlborough est à l’honneur.  Le sourire est sur toutes les lèvres et ça jase beaucoup de la beauté féérique des lieux et de souvenirs de voyage.

On se la coule douce sur le bateau














Nous prenons ensuite le chemin du retour et arrivons au quai de Paihia à 15h30.  Nous n’oublierons jamais cette merveilleuse journée à bord du catamaran Carino avec la compagnie Carino Sailing & Dolphins.

Nous nous rendons ensuite à l’auberge de jeunesse Pickled Parrot où nous passerons deux nuits.  A notre arrivée, une note de Rose, la propriétaire, nous dit qu’elle est partie se baigner et sera de retour à 16h30.  Enfin la voilà!  Nous avions réservé une chambre avec salle de bain commune.  Les plus tranquilles sont situées en haut d’un escalier et possèdent seulement un lit et une chaise; je nous imagine mal devant sortir et descendre l’escalier pour le pipi de nuit. Elle nous offre de visiter une suite qui est $14 plus cher que notre chambre.  Celle-ci a un salon/salle à manger, une cuisine, une chambre, une salle de bain et un patio privé. Devant cette aubaine, la décision est vite prise. Il y a même un système de son où nous faisons jouer notre musique préférée. C’est le bonheur total pour $80/la nuit.

Notre patio privé













Et pour continuer à se gâter, nous partons à pied le long de la baie pour nous rendre au Splash Bar que nous a recommandé Vanessa comme ayant les meilleurs Fish & Chips en ville.  Et elle avait bien raison, nous nous sommes régalés et sommes restés fidèles au sauvignon blanc qui était encore meilleur; j’ai noté qu’il provenait du vignoble Scott’s Base de Marlborough dans l’Île du Sud. C’est ainsi que nous sommes devenus partisans de l’équipe de Rugby de l’Angleterre qui disputait une partie contre l’Australie.  Comme nous a expliqué le patron, si l’Angleterre gagne, ils joueront contre la Nouvelle-Zélande qui aura des chances de gagner le trophée.  Nous sommes partis avant la fin de la partie, donc nous ne connaissons pas le résultat de la joute.  De toutes façons, j’étais plus captivée par les cuisses bien musclées des joueurs que leurs performances sportives.

P.S. – Merci à Claude pour m’avoir donné les informations pour mettre à jour ma version de Photoshop et pouvoir ainsi convertir mes photos RAW en JPG. Vous pouvez voir maintenant quelques photos prises à Golden Gate Park de San Francisco (voir le 1er article de ce blogue).

1er novembre 2014 – Un saut dans le temps

Nous prenons notre dernier repas à 1h30 du matin (heure de Toronto) à bord de l’avion. Ensuite, le loup sur les yeux, les bouchons d’oreilles en place et la couverture jusqu’au menton, nous débutons une nuit où le sommeil n’est jamais profond et le corps cherche sa position de confort. Heureusement Serge ne ronfle pas ou je ne l’entends pas à cause du bruit infernal des moteurs de l’avion.  Je me demande comment les passagers de luxe à l’avant aiment leur nuit et si le pilote dort lui aussi.  Puis je dors par petits bouts. 

Au réveil, comme la Nouvelle Zélande se targue d'être la première nation à voir le soleil se lever, je réalise que nous avons fait un saut dans le temps et passé du 30 octobre au 1er novembre en une seule nuit. Le 31 octobre est disparu sous la baguette magique des sorcières de l’Halloween.

Nous récupérons nos bagages et passons les contrôles de sécurité sans problème. On se sent bien accueillis par les néo-zélandais.  Nous récupérons la voiture louée et Serge fait son apprentissage de conduite à gauche.  Il active à répétition les essui-glaces au lieu du clignotant, il embarque toujours du côté gauche au lieu du côté droit et il a tendance à prendre le côté droit de la route.  La sortie de la ville fut assez stressante en raison des nombreux ronds-points qu’il faut prendre en sens inverse.  Le mot que j’ai répété le plus souvent dans la journée est « À GAUCHE ».  Comble de malheur, Germaine fait des siennes.  Serge avait acheté la carte de la Nouvelle-Zélande pour mettre dans le GPS mais on ne peut pas faire de recherche d’adresses par ville pour l’île du Nord.  Il n’y a que les points d’intérêt qui fonctionnent.  Une chance que j’ai une carte routière pour m’aider à envoyer Germaine dans la bonne direction.  Et je commence ma litanie de « On aurait donc dû …. faire des tests en simulation avant de partir ».

Une fois sortis de la ville, il y a très peu de voitures sur la route et on se calme. La campagne avec ses collines vert pâle et ses bouquets d’arbres vert foncé est à perte de vue.  Partout des troupeaux de vaches paissent dans les champs. Finalement je contredis ce que j’ai écrit dans mon premier blogue.  Ce n’est pas les moutons qui sont en grand nombre dans ce pays, ce sont les vaches.

Nous nous arrêtons au Kauri Museum à Matakohe où la transformation des gigantesques arbres kauri est exposée sous toutes ses formes; des meubles magnifiques avec le bois, des bijoux, des lampes, des sculptures et même les petits oiseaux kiwi avec la résine.  C’est joli mais ça ne vaut pas les 40$ qu’on y a laissés. Par contre, les pâtés que nous avons mangés dans le café d’en face étaient savoureux. Serge a mangé son premier pâté à l’agneau.  

Vue de la véranda du café
Il faut maintenant trouver une épicerie afin d’acheter quelques provisions pour le souper et le déjeuner de demain.  Nous nous arrêtons à Dargaville au supermarché Countdown. Il y a de tout, même du beurre d’arachides, mais nous décidons de ne pas acheter le poulet cuit alléchant car nous n’avons pas encore de glacière et d’ice paks.  Serge s’informe à une employée qui nous dit qu’on va sûrement trouver cela chez Ware à côté. Nous cherchons Ware jusqu’à ce qu’on voit une enseigne indiquant Warehouse. Pas de doute, ça doit être là; et nous repartons heureux avec notre glacière sous le bras et deux « ice paks ».

Toujours en suivant la route 12 vers le Nord, nous délaissons les paysages bucoliques pour entrer dans la forêt Waipoua peuplée d’arbres inconnus et magnifiques dont des fougères géantes qui pendent au-dessus de nos têtes.  On se croirait dans un autre monde. Euh! Ben oui, nous sommes au pays des Hobbits.

Oiseau inconnu perché dans un arbre sur le bord de la route
Nous nous arrêtons à deux reprises pour marcher dans des sentiers, histoire de voir de plus près les fameux arbres kauris. C’est vrai qu’ils sont impressionnants. Nous y rencontrons une jeune belge qui parle français et qui, comme nous, a bien de la difficulté avec l’accent des néo-zélandais.  Ceux-ci semblent avoir autant de difficulté avec mon accent car ils me font toujours répéter deux fois ce que je leur dis. 

Dans un sentier de Waipoua Forest

Arbre Tane Mahuta
Nous voilà maintenant installés pour une nuit à l’auberge de jeunesse Globetrekkers à Omapere, petite ville tranquille sur le bord de la mer. La clientèle est assez jeune et majoritairement hongroise et lithuanienne;  la conversation est assez limitée. Dans notre chambre, nous défaisons nos sacs à dos et faisons le tri des effets qui iront dormir dans le coffre de la voiture jusqu’à ce que débute nos expéditions en montagne. Enfin, on commence à être organisés. Nous retrouvons le nécessaire pour prendre une douche et les vêtements d’été, car il fait chaud. Déjà on se sent mieux et … on sent meilleur.  Il est maintenant temps de préparer le souper et ce fut un désastre.  J’avais acheté un sac de riz au poulet déjà cuit et une boîte de thon que je fais réchauffer.  La seule façon d’arriver à avaler cela fut de noyer chaque bouchée avec une bonne gorgée de vin rouge.  Serge n’a pas été si persévérant; le contenu de son assiette a fini à la poubelle. 

La cour de l'auberge de jeunesse
A 21h00, nous ne pouvions plus résister au sommeil  et succombons.