mercredi 12 novembre 2014

11 novembre – Kapiti Coast

Nous quittons Napier à 8h30 après le déjeuner offert par Criterion Hostel, sans sourire ni « good morning », du propriétaire qui arrive en robe de chambre.  Nous faisons un premier arrêt à Hastings, ville au sud de Napier afin d’aller au supermarché New World pour acheter des steaks et du vin pour ce soir.  On avait envie d’acheter plus, mais il faut se restreindre car jeudi nous prenons le traversier et il faudra transporter nos bagages sur le bateau car la voiture reste à Wellington.  Serge s’est quand même permis d’acheter ses bonbons préférés les « Werther’s ». 

Il fait beau soleil et la route est bordée d’oliveraies. Nous nous dirigeons vers la côte ouest de l’île par la route 2 qui, comme toutes les routes de la Nouvelle-Zélande, est à 2 voies seulement.   Je ne suis pas fâchée d’être assise à regarder le paysage défilé, car mes cuisses et mon ampoule sont encore douloureuses.  Le ciel se couvre vers 11h00 et la pluie commence.  Vers midi, nous décidons de prendre congé des sandwichs préparés dans le coffre de l’auto et d’arrêter dans un restaurant à Levin, mais rien d’intéressant attire notre attention, jusqu’à ce que je vois l’affiche « BAKERY » et nous nous arrêtons à Annie’s Kitchen Bakery. Nous commandons 2 mini-pâtés et des cappuccinos. Annie est la reine de la pâte, elle est feuilletée et a un bon goût de beurre. J’ai déjà hâte de cuisiner mes pâtés à la viande pour les Fêtes.

La pluie cesse et nous nous arrêtons au I-Site de Parapanaumu prendre de l’information pour aller sur Kapiti Island où se trouve une réserve naturelle.  La gentille dame nous apprend que le dernier départ a eu lieu à 13h00 et il est maintenant 13h10.  Adieu Kapiti Island!!  Elle nous suggère de remonter un peu vers le nord et d’aller visiter Nga Manu Nature Reserve où nous verrons beaucoup d’espèces d’oiseaux de la Nouvelle-Zélande dont plusieurs sont menacés d’extinction, il y a le fameux petit kiwi ainsi que le tuatara qui est le plus vieux reptile sur terre.  La dame nous avait bien informés, nous avons été enchantés par cette promenade dans les sentiers de la réserve et la rencontre avec cette belle faune.

Un cygne noir vient nous voir
Nous arrivons juste à temps pour assister au repas du jour des anguilles, repas que les canards gourmands s’empressent de partager avec eux. Les anguilles sont en voie d’extinction en Nouvelle-Zélande dû à une exploitation commerciale excessive et la destruction de leur habitat naturel.




Les anguilles se reproduisent une seule fois et peuvent vivre 100 ans
Des canards inséparables
Kereru woodpigeon
Perroquet de l'Île du Sud
Le cygne blanc fait dodo
Un puteketeke timide

Serge s'est fait de nouveaux amis
Le marais
Le tuarara
Le kiwi brun
Ce kiwi brun est empaillé car ce sont des oiseaux nocturnes; ceux que nous avons vu en vie sont dans le noir total, impossible à photographier. Ce petit oiseau qui vivait partout en Nouvelle-Zélande est presque disparu maintenant. Ses prédateurs sont les chats, les chiens et les rats car le kiwi ne vole pas, il n'a pas d'ailes ce qui fait de lui une proie facile.

Nous sommes maintenant installés pour deux jours au Moana Lodge à Plimmerton au nord de Wellington qui s’annonce, et avec raison, comme un Backpackers Hostel 5 étoiles. L’atmosphère est agréable, le décor de bon goût et tout est impeccable. Serge m’a écrasé un doigt en fermant la fenêtre de l’auto; maintenant je suis handicapée de la main gauche et du pied droit. Il a dû faire le lavage de nos vêtements lui-même, il a encore besoin de pratique.

Sur le bord de la mer à Plimmerton

Moana Lodge

lundi 10 novembre 2014

9 novembre – Tongariro Crossing

Nous arrivons au Plateau Lodge dans National Park Village samedi en fin d’après-midi.  Le lodge fait partie des Backpackers Hostels et est exceptionnellement beau. Je cuisine des pâtes pour le souper et prépare notre lunch pour le lendemain midi. Nos sacs à dos sont prêts, remplis de manteaux chauds, tuques, gants, crème solaire, beaucoup d’eau et bâtons de marche; nous nous couchons tôt, prêts pour le grand défi de notre voyage : la traversée du Tongariro avec une montée de 800 mètres et une descente de 1100 mètres.

Plateau Lodge où nous passons 2 jours
Il est 6h00 dimanche matin, le cadran sonne; vite nous nous levons et déjeunons car le départ en mini-bus pour le début du sentier est à 7h00. 

Nous avec nos compagnons de marche de Plateau Lodge
7h30 (1100 mètres) – Le chauffeur du mini-bus nous dépose au stationnement de Mangatepopo. Une guide nous informe qu’une jeune indonésienne est portée disparue depuis la veille; nous entendons l’hélicoptère qui est à sa recherche. Nous débutons ensuite notre randonnée en compagnie de marcheurs venus de tous les coins du monde. Au début, le sentier est facile et bordé de trottoirs pour protéger la végétation; les ruisseaux coulent des montagnes de chaque côté. Il fait chaud, les manteaux, tuques et gants retournent dans nos sacs à dos.



8h50 (1350 mètres) – Nous arrivons à Soda Springs, dernier endroit où nous trouverons des toilettes, donc tout le monde s’arrête pour faire un pipi. Nous débutons ensuite la montée vers South Crater.

Les toilettes à Soda Springs

La montée vers South Crater


10h10 (1650 mètres) – Après un nombre incalculable d’escaliers, nous arrivons à South Crater et marchons enfin sur le plat; le sentier est bordé de neige. Débute ensuite une autre montée enneigée plus difficile où nous nous accrochons à des chaînes le long de certains passages. Le vent souffle maintenant à 20 km à l'heure et nous sortons à nouveau de nos sacs les manteaux, tuques et gants. 

Sentier sur South Crater

La montée continue et il fait plus froid

11h20 (1886 mètres) – Nous arrivons enfin à Red Crater après l’ultime montée. Il était temps car les muscles de nos jambes n’en peuvent plus. Nous ne nous attardons pas trop car le vent souffle fort et il fait froid. 

Tout en haut, Red Crater

Sur Red Crater
Débute ensuite la descente vers Emerald Lakes, la plus bizarre descente sur un sentier abrupte sur fond de sable de lave instable. Je descends en parallèle appuyée sur mes deux bâtons de marche. Une jeune malaisienne est assise par terre dans la descente, morte de peur; je lui offre un de mes bâtons pour l’aider.  Serge glisse dans la descente et fait quelques mètres sur les fesses; il est quitte pour quelques écorchures et une bonne frousse.  Comme la jeune fille tarde à terminer sa descente et me remettre mon bâton, nous décidons de prendre notre lunch à cet endroit, assis sur des rochers.



La descente de Red Crater
Emerald Lakes

Au menu, sandwichs au jambon et petites tomates
12h45 (1725 mètres) – Une autre montée nous attend avant d'atteindre Blue Lake; nous nous y attardons quelques minutes seulement pour se reposer et admirer la beauté du lac.

Repos à Blue Lake
14h00 – Nous débutons la descente de Tongariro à flanc de montagne où des obstacles nous attendent, puis dans un sentier en lacets que je descends en marchant et en joggant afin de rattraper Serge.

C'est moi dans un passage difficile

Sentier à flanc de montagne

Sentier qui descend de la montagne en lacets
Serge part à un pas rapide car nous devons attraper le mini-bus de 15h30 et il nous reste encore un minimum de 1h30 de marche avant d’atteindre le stationnement de  Ketetahi (800 mètres d'altitude).  De mon côté je fais un sprint final dans les derniers kilomètres, sans trop m’attarder à admirer les ruisseaux et la forêt qui nous entourent et sans penser à mes jambes et mes cuisses qui me font souffrir et à l’ampoule que je sens sous les orteils de mon pied droit.  J’arrive enfin à l’arrêt d’autobus à 15h28, bonne dernière du groupe; Serge s’était assuré que le chauffeur m’attende.  Il a même été surpris de me voir arriver 8 minutes après lui, pensant que je prendrais plus de retard que cela.


La descente de l’autobus fut laborieuse, mes jambes et mes cuisses ne supportant plus l’effort. Je réserve donc tout de suite le « hot tub » pour 17h30. Après une douche bien méritée, nous allons nous y prélasser pour 30 minutes et partons ensuite pour le restaurant car nous l’avons bien gagné.

Nous sommes vraiment fiers d’avoir réussi cet exploit en 8 heures et heureux d’avoir eu du soleil toute la journée et que le vent se soit tenu tranquille, ce qui est rare sur le Tongariro.

Nous avons appris à notre retour que la jeune indonésienne avait été retrouvée à 8 h du matin sur une montagne avoisinante; la nuit a dû être pénible pour elle mais heureusement elle est en vie.

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand format.

10 novembre – Napier

Pendant que nous entendons les marcheurs du jour s’affairer à déjeuner et à se préparer pour le départ vers Tongariro, nous nous prélassons au lit. Vers 7h00, nous les regardons partir à bord du mini-bus en nous désolant pour eux car la journée sera nuageuse et les vents seront de 50 km/heure; il y aura même un peu de pluie.  Nous ressentons les séquelles de notre marche de la veille; mes jambes, mes cuisses et mon ampoule me font beaucoup souffrir, tandis que Serge se plaint d’un mal de genou.   Nous déjeunons en compagnie de Mélissa, une jeune française et de deux jeunes malaisiennes qui vivent à Auckland; elles nous donnent de bonnes suggestions d’endroits à visiter.

Nous quittons le lodge vers 10h30, car l’écriture du blogue et le choix des photos m’a pris beaucoup de temps; nous partons ensuite en direction de la ville de Napier en passant par Lake Taupo.  Il vente le long du lac et il ne fait pas très chaud; nous continuons notre route et arrêtons finalement à un lookout du côté ouest de l’île pour dîner.  Comme d’habitude, nous ouvrons le coffre de l’auto et préparons nos sandwichs sur le couvercle de la glacière.  Pas très sophistiqué, mais ça calme notre faim.  En prime, nous avons vue sur une splendide chute.


Nous arrivons à Napier vers 14h30 et partons à la recherche de Criterion Backpackers hostel. Il n’est pas facile à trouver car le GPS ne le reconnaît pas et la rue nous semble une rue piétonnière de prime abord.  Je m’informe à une passante qui m’indique la bonne direction.  Le stationnement en face de l’auberge est de 10 minutes seulement, juste le temps de sortir nos sacs à dos et sacs de nourriture. Puis nous allons stationner l’auto quelques rues plus loin. 

Nous partons nous promener dans les rues de la ville qui est renommée pour ses maisons de style art deco, mais mon ampoule au pied droit me fait souffrir et nous renonçons à faire la marche guidée qui est très recommandée dans les guides de voyage. Nous retournons souper à l’auberge; celle-ci est assez jolie mais les jeunes semblent installés pour plusieurs jours.  Ils ne cherchent pas à communiquer avec les nouveaux venus. Je prépare notre souper dans la cuisine, rédige le blogue et retourne lire dans la chambre.  Finalement, notre arrêt à Napier n’était pas un bon choix. Heureusement nous repartons demain matin pour Wellington.

P.S. – Dans mon article sur les Gloworms, j’ai dit que c’était des vers à soie. Après vérification, j’ai appris qu’il s’agit plutôt d’insectes. Ça ne vous semblera pas plus intéressant, mais leur histoire est très particulière car ils réussissent à vivre, se nourrir et se reproduire dans la noirceur. Voici de quoi il a l'air.

A droite, le glowworm, à gauche sa nourriture qui pend au fil qu'il tisse

samedi 8 novembre 2014

7 novembre – The Agrodome

Serge veut aller voir un show de moutons, le meilleur endroit est l’Agrodome qui est géré par les maoris.  C’est une immense ferme qui possède 1200 moutons, des chèvres, différentes variétés de vaches, des alpacas du Pérou, des cerfs, des cochons noirs, des canards et des autruches.

La salle est remplie de coréens, de brésiliens, de chinois, de français et de deux canadiens. L'animateur et son assistante font monter sur l'estrade les plus beaux specimens de moutons du monde qui se prêtent au jeu car il y a de la nourriture dans les petits bols devant eux. Les moutons merino et le drysdale sont nos préférés. Puis Jerry procède à une vente aux enchères fictive. C'est une dame coréenne qui gagne les 19 moutons présents; elle ne parle pas l'anglais et hésite à se dépouiller de son manteau, sa montre et son foulard pour payer les moutons, ne comprenant pas trop ce qui se passait.  Naturellement la foule s'amusait beaucoup et une de ses compagnes est venue à son secours.

19 moutons qui ne font pas bêêê!
Jerry nous fait ensuite une démonstration de tonte de mouton.  En une minute, il a tondu le petit mouton ci-dessous et celui-ci s'est laissé faire.

Avant la tonte
Après la tonte
Jerry nous présente ses chiens gardiens des moutons. Ils sont très bien dressés mais savent aussi s'amuser. 

Les chiens jouent à saute-moutons
Ensuite, c'est au tour des enfants de s'amuser, ils sont montés sur scène pour donner le biberon aux petits moutons.  N'écoutant que mon coeur d'enfant, je me joint à eux pour nourrir le petit noiraud.

Je donne le biberon au petit mouton noir
Serge est aussi monté sur scène pour traire une vache. Vous ne serez pas surpris d'apprendre qu'il y a ajouté une touche d'humeur en essayant de la traire en levant et en baissant sa queue.

Serge a choisi son mouton préféré, le drysdale


Nous partons ensuite faire un tour de la ferme en charrette. Les moutons nous suivent en bêlant, ils savent que nous avons de la nourriture pour eux.  Rarement avons nous vu d'aussi beaux animaux.



Impossible de dire la race de ces vaches, mais elles sont mignones

Serge a adopté un petit mouton de quelques jours

Le petit mouton fait la belle pour Maya, Camille et Chloé
Serge s'est fait de nouveaux amis

Les autruches n'avaient pas l'air contentes

Après nous être bien amusés à l'Agrodome, nous reprenons la route pour revenir à Rotorua. En route, nous nous arrêtons au supermarché New World et achetons de la lasagne tout cuite pour souper.  Il ne nous restera qu'à la réchauffer dans la cuisine de l'auberge et la manger sur la table de pique-nique dans le jardin. Après une journée si occupée, nous avons choisi la facilité.

8 novembre - Waitamo Caves

Nous quittons Rotorua à 8h30 et partons en direction de Waitamo Caves, situé à environ 150 kilomètres à l’ouest. Nous avions prévu 2 heures de route, mais en raison de deux erreurs de parcours nous arrivons aux cavernes à 11h00.  Et là, j’ai connu un autre épisode de « J’aurais donc dû »; comme nous n’avions pas acheté nos billets à l’avance sur internet, nous n’avons pu visiter que Glowworm Caves. Il aurait fallu attendre jusqu’à 14h30 pour visiter Ruakuri Cave qui dure 2 heures.  Étant donné que nous avions encore 2 heures de route à faire pour nous rendre à Tongariro National Park et beaucoup de préparatifs à faire en vue de notre longue marche de dimanche, nous renonçons à visiter d’autres cavernes.

Celle que nous avons visitée est quand même assez impressionnante avec ses vers à soie qui illuminent le plafond de la grotte, comme des milliers d’étoiles miniatures.  Nous embarquons à bord d’une grande chaloupe et avançons doucement en silence dans la rivière souterraine.  La raison du silence est que le bruit fait vibrer les fils qui pendent au plafond et les verres croient qu’il y a de la nourriture.  Notre guide est le descendant du chef maori Tanetinorau qui, en 1887, a fait découvrir ces grottes à un arpenteur anglais. Depuis, ces grottes sont visités par des milliers de visiteurs à chaque semaine.


A la sortie de la caverne Glowworm


vendredi 7 novembre 2014

7 novembre – Wai-O-Tapu Thermal Wonderland

Après avoir déjeuné à l’auberge avec un couple de français, nous partons pour Wai-O-Tapu, un parc géothermique situé à 35 kilomètres au sud de Rotorua.  Nous marchons pendant 2 heures dans les sentiers de ce parc où, à chaque détour, nous découvrons des mares multicolores, des bassins de boue frémissante où l’eau est à 100 Celsius, des cratères où les oiseaux viennent pondre leurs oeufs. C’est stupéfiant! Malheureusement nous n’avons pas vu le Geyser Knox car il fut en éruption avant notre arrivée.

Artist's palette




The Devil's bath
Nous reprenons ensuite la route vers le nord pour nous rendre à Agrodome où enfin nous verrons beaucoup de moutons; je vous raconterez notre visite dans le prochain article. En route, nous nous trompons de chemin et arrivons devant un joli cimetière.  Mes enfants, voici un bel exemple de l’endroit où je veux être enterrée à ma mort, en pleine nature, entourée de fleurs et avec un petit banc où vous viendrez me raconter vos vies.