dimanche 23 novembre 2014

20 au 23 novembre – Abel Tasman National Park

Nous voici de retour de notre périple sur le sentier Abel Tasman. Nous sommes maintenant installés pour la nuit à Edens Edge à Riwaka qui est un vrai paradis. Dès notre arrivée, j'ai pris assaut la laveuse à linge et j'ai lavé nos vêtements de randonnée qui en avaient grand besoin, puis nous sommes passés à la douche car nous en avons été privés pendant 4 jours; nous aussi en avions bien besoin.  Dans les huttes d'Abel Tasman, il n'y a pas de douche, à l'exception d'une assez primitive à l'extérieur, cachée par des paravents et à l'eau froide.  Je vous fais maintenant le récit de nos aventures et rencontres sur Abel Tasman.

Jour 1 – Marahau à Anchorage Bay (12,4 km - 4h45)

Une belle journée ensoleillée s’annonce.  En route pour Marahau, Serge se trompe de sortie à un rond-point et nous voilà à nouveau en route pour Nelson.  Dix kilomètres plus tard, nous revenons au même rond-point et cette fois-ci, nous prenons la bonne direction.

Notre premier arrêt est à Marahau, porte d’entrée du parc national Abel Tasman, au magasin d’équipement de camping où nous louons un petit poêle de camping pour un prix modique. Notre deuxième arrêt est à Aqua-Taxi pour faire transporter nos sacs à dos à chaque endroit où nous passerons la nuit les trois prochains jours.

Nous sommes maintenant prêts à nous mettre en route sur le sentier Abel Tasman, équipés de nos mini-sacs à dos et de nos caméras.  Pendant quelques centaines de mètres, le sentier longe la plage et contourne la baie Marahau.

Début du sentier Abel Tasman à Marahau

Le sentier est vraiment agréable à marcher car il est en terre battue et sans roches à contourner.  Nous longeons de nombreuses baies, qui donnent sur la mer Tasman, sous le couvert des arbres qui sont très odorants, et nous traversons des ponts sous lesquels coulent des ruisseaux et des chutes. Pendant que nous marchons, les kayakistes s’en donnent à cœur joie sur l’eau et sur les plages. 


Une baie parfaite pour les kayakistes 

Une mignonne petite chute

Terrain de jeu des kayakistes
 Le temps se réchauffe énormément et le sentier monte et descend.  Maintenant nos sacs à dos sont pleins des vêtements que nous enlevons. A midi, nous nous arrêtons à la plage Stilwell pour manger nos sandwichs, petites tomates et bananes; il était temps car nos estomacs gargouillaient sans cesse.


Nous arrivons finalement à Anchorage Hut à 14h00, mais nos sacs à dos ne sont pas encore là.  Moi qui avais hâte de troquer mes bottes de marche pour mes sandales, car ma petite orteil du pied gauche est très sensible, je dois attendre l'arrivée du bateau jusqu’à 15h30.  Nous nous installons dans un dortoir de 10 lits à 2 étages que nous partageons avec de jeunes allemandes et malaisiennes ainsi qu’une maman et ses 2 filles. Durant l’après-midi, les marcheurs relaxent en lisant, en s’étendant sur la plage ou en se promenant dans les environs.  Nous allons faire un tour au terrain de camping voisin où de petites tentes sont montées pour les marcheurs et les kayakistes qui passent la nuit dans la baie. 

Anchorage Hut
Vers 17h, la cuisine commence à s’animer.  Chacun vient y cuire son repas sur les grands comptoirs en stainless, puis tout le monde s’installe aux grandes tables et font connaissance avec leurs voisins.  En soirée, le temps se rafraîchit beaucoup à l’extérieur, mais il fait bon dans la grande salle commune au coin du feu.


La salle commune d'Anchorage Hut
A 21h00, nous retournons  à notre dortoir où il n’y a pas d’électricité.  Nos lampes de tête auraient été bien utiles mais nous les avons oubliées dans l’auto à Marahau.

Jour 2 – Anchorage Bay à Bark Bay (11,5 km – 4h30)

Nous quittons la hutte d’Anchorage Bay à 8h40 en longeant la plage; le ciel est couvert de nuages et nous espérons que ceux-ci iront se déverser ailleurs que sur nos têtes.  La marée est montante et Serge, qui jase et n’est pas attentif, se retrouve les pieds dans l’eau.   En raison de la marée haute, nous devons prendre le chemin le plus long pour nous rendre à Torrent Bay. Nous débutons par une longue montée de 100 mètres qui nous prend 30 minutes.  Le sentier entre dans la forêt et nous avons comme seuls compagnons les oiseaux et les abeilles qui bourdonnent à nos oreilles. 

C'est là que le skipper du bateau-taxi va ramasser nos sacs
Nous rencontrons un marcheur équipé d’un énorme sac à dos; c’est qu’il marche avec son équipement de camping et a 25 kilomètres à parcourir aujourd’hui.  Il nous raconte qu’il demeure à Ottawa et a travaillé pour Jack Layton. Quand nous lui disons que Stephen Harper était en Nouvelle-Zélande la semaine dernière, il nous dit qu’il est bien content de ne pas l’avoir rencontré.  Certains pièces de son équipement lui ont été données par l'épouse de Jack Layton qui était en grand amateur de plein air. Il a maintenant quitté le monde de la politique car c'est un travail très exigeant et les heures de travail sont longues.

Serge et Nathan, le gars d'Ottawa
A Torrent Bay, nous traversons un petit village accessible uniquement par mer.  Il y a une vingtaine de chalets seulement et aujourd’hui nous sommes plus de marcheurs que de résidants. Nous avons dû prendre le sentier le plus long car la marée est montante; à marée basse nous aurions pu traverser par la plage et raccourcir notre trajet de 3 kilomètres.

t
Sur le sentier à Torrent Bay
Voyez-vous le petit bout de plage qui est sous l'eau? C'est pour ça le grand détour.

Nous entamons une longue descente et pensons que c’est pour rejoindre Bark Bay. Mais non, c’est pour traverser Falls River sur un étroit pont suspendu. Et nous recommençons à monter à nouveau.  Comme le sentier est étroit et rocailleux, nous sortons nos bâtons de marche pour rendre les montées et descentes plus faciles.

Serge s'amuse sur le pont suspendu
Vers 13h00, nous arrivons à la hutte de Bark Bay où nous sommes les premiers. Nous avons donc le choix du dortoir et nous choisissons celui à 6 lits que nous partagerons avec un couple de Melfort, Saskatchewan, qui voyage avec leurs filles de 12 et 14 ans; ceux-ci nous avaient demandé de leur réserver 4 lits. Cette hutte est plus vieille que celle d’Anchorage mais il y a  moins de monde; nous nous sentons presqu’en famille, même si les conversations se tiennent en plusieurs langues.

Notre dortoir à Bark Bay

Le coin cuisine
Pour souper ce soir, nous mangeons le chili déshydraté que j’ai apporté dans nos bagages; on se croirait en camping.  La soirée est fraîche et ça demande un effort pour aller nous laver aux toilettes qui se trouvent à l’extérieur. La seule douche disponible est à l’extérieur, cachée derrière un paravent; on se passe de la douche encore une fois.

Non, Serge n'est pas si brave, il ne fait que semblant de prendre une douche froide
Jour 3 –  Bark Bay à Awaroa Bay

La journée s’annonce morose. Juste après le déjeuner le vent se lève, le ciel se couvre et une pluie forte commence. Nous ne trouvons aucune plaisir à aller marcher dans ces conditions, alors nous décidons de prendre le bateau-taxi pour nous rendre à notre destination de la journée; Janice, Gary et leurs deux filles font de même.  Après 45 minutes à se faire brasser à cause des fortes vagues qui frappent le fond du bateau, nous arrivons à Awaroa Bay.  Jayne et Caitlyn ont trouvé ça bien amusant.  Le skipper du bateau a la gentillesse de nous débarquer sur la plage à 5 minutes de la hutte et, malgré tout, nous arrivons tout détrempés.

A Marahau Bay sous la pluie et le vent
Nous sommes les seuls à la hutte pour le moment. Gary s’empresse d’allumer le foyer tandis que nous installons des cordes à linge pour y faire sécher nos vêtements et nos sacs.  Gary et sa famille voyagent en Nouvelle-Zélande pour 3 mois. Ils ont pris entente avec le directeur de l’école des filles pour que leurs professeurs leur envoient leurs travaux par Internet. A chaque jour, ou presque, elles vont à une bibliothèque pour utiliser un ordinateur et faire leurs travaux.  Catlyn est en 9e année et Jayne en 6e année, elles sont adorables.

Caitlyn et Jayne ont adopté Serge comme grand-père
 A l’heure du dîner la pluie cesse et le soleil apparaît.  Nathan, le gars d’Ottawa, arrive. Il a marché sous la pluie depuis Bark Bay avec son lourd sac à dos.  Nous sommes maintenant sept canadiens à la hutte. Nathan attend la marée basse puis continue sa marche jusqu’à Totartanui, 7 kilomètres plus loin où il campera.

En après-midi, nous partons par la plage pour nous rendre à Awaroa Lodge où le  bon temps et le confort sont assurés. Nous nous installons sur la terrasse, sirotons des breuvages et nous gavons de brownies au chocolat et de pains grillés avec trempettes.

La terrasse à Awaroa Lodge
Nous revenons à la hutte vers 18h00 et constatons que la marée commence à monter. Dans une baie, il est impossible de passer sans se mouiller les pieds. Serge m’embarque sur son dos, tandis que Caitlyn transporte sa mère.

Caitlyn transporte sa mère et Serge les encourage
A la hutte, plusieurs autres marcheurs sont arrivés dont un jeune français de Lorraine et sa mère qui est venue le rejoindre. Il nous offre de goûter à une boisson de chez lui, la Mirabelle de Lorraine à 45% d’alcool. Une chance qu’il nous a donné seulement un bouchon car c’est fort en titi!.  C’est bientôt l’heure d’aller nous coucher.  Caitlyn et Jayne se perche sur les lits du haut avec leurs parents, tandis que Serge et moi prenons deux matelas du bas en compagnie de deux filles que nous croisons depuis quelques jours.

Caitlyn et Jayne perchées sur leurs lits

Nos matelas à l'étage du bas à l'avant
Jour 4 – Le retour à Marahau

Le jeune français s’apprête à partir pour revenir à pied à Anchorage Bay (25 kilomètres) mais il a des ampoules aux pieds.  Je lui donne un morceau de moleskin qui, j’espère, lui permettra de ne pas trop souffrir. A 8h45, nous faisons nos adieux à la petite famille Waterhouse de Saskatachewan qui continuera sa marche pour une autre journée.

La famille Waterhouse de Saskatchewan
Puis nous partons le long de la plage, nos sacs accrochés à l’avant et à l’arrière, sandales aux pieds et bottes de marche à la main, pour aller prendre le bateau-taxi afin de retourner à Marahau. 

En route pour prendre le bateau-taxi sur la plage d'Awarao Lodge 
Déjà, la marée monte rapidement et envahit la plage; à un certain endroit, nous sommes sûrement les derniers à passer au sec.  Nous devons quand même traverser une baie dans l’eau jusqu’aux mollets.


J’aime bien marcher le matin car il n’y a pas de vent, pas ou peu de marcheurs et les oiseaux chantent.  Arrivés à Awaroa Bay, 45 minutes plus tard, l’atmosphère est si invitante que nous nous laissons tenter par un immense brownie et des jus de fruits. 


Nous descendons ensuite à la plage en espérant prendre le bateau de 10h30, bien que nous ayions réservé nos places pour le bateau de 13h30. Nous sommes chanceux, le skipper nous laisse embarquer. 

En attendant le bateau-taxi

Voilà notre taxi
A Totaranui, un peu plus au nord, Nathan, le gars d’Ottawa, embarque à bord du bateau.  Il devait continuer plus loin, mais il n’en peut plus avec son sac trop pesant.  Il retourne avec nous à Marahau.  Sur le chemin du retour, le paysage nous est familier; nous reconnaissons les baies où nous avons passé la nuit et où nous avons pique-niqué. Le bateau file à toute allure et nous arrivons finalement à Marahau à 12h30.  Le skipper accoste le bateau sur une rampe où se trouve un tracteur avec une remorque. Il monte le bateau sur la remorque, il descend du bateau et va conduire le tracteur. Maintenant nous nous promenons dans la petite ville à bord d’un bateau tiré par un tracteur; c’est assez original.

Notre bateau-taxi se promène dans la rue
Nous retrouvons notre auto, retournons le petit poêle au magasin de location, puis partons pour Motueka.

Carl : tu avais bien raison de nous conseiller d’aller à Abel Tasman; nous en gardons de merveilleux souvenirs.


Et pour ceux qui s’inquiètent de mes orteils, et bien, elles vont beaucoup mieux.

mercredi 19 novembre 2014

18, 19 novembre – Le retour de Marlborough Sounds et Nelson

Nous reprenons le bateau ce matin pour Picton.  Le premier bateau est plein, mais le second a des ennuis techniques et tardera à arriver, nous nous faisons donc tout petits pour embarquer à bord du premier en compagnie de Marilyn et Mary-Kay. Au début, nous nous assoyons sur le banc à l’extérieur, mais comme le bateau roule à toute vitesse, nous nous faisons asperger d’eau salée.  Nous nous retrouvons tous debout sous le toit du bateau-taxi essayant de nous protéger le mieux possible de l’eau qui gicle.  Heureusement le trajet n’a duré que 15 minutes.

Tout le monde à bord, on part pour Picton
C’est jour de marché sur le quai de Picton; nous y faisons de belles trouvailles pour des cadeaux de Noël. Je me demande comment tout cela va entrer dans nos sacs à dos au retour…

Au marché de Picton
Nous retrouvons ensuite notre voiture sur le stationnement du quai et, au surprise, il y a 2 contraventions de $40 chacune accrochées aux essuie-glaces. Il paraît que notre billet de stationnement n’était pas lisible.  Nous nous rendons alors au bureau des services publics  pour débattre notre cas.  Je remplis un formulaire de réclamation et la jeune fille fait une copie des contraventions et de mon ticket. Si nous ne recevons pas de courriel d’ici quelques semaines, c’est que nos contraventions auront été annulées. Espérons que ce sera le cas.

Pour le lunch, nous nous arrêtons à un belvédère qui surplombe la ville de Picton. Un immense bateau de croisière est amarré au quai. J’imagine que les passagers sont partis boire du vin dans les vignobles de Marlborough.

Le banc où nous avons pique-niqué
Nous nous rendons ensuite à Nelson par Queen Charlotte Drive qui nous donne le vertige tellement il y a de courbes. Deux heures plus tard, nous faisons un premier arrêt à la bibliothèque de Nelson pour vous envoyer le blogue de Queen Charlotte Track, puis à l’épicerie pour acheter notre premier poulet rôti du voyage.

Nous sommes installés pour deux jours au Shortbread Hostel.  Bon! Cette auberge ne nous laissera pas un souvenir inoubliable.  Il n’y a pas d’atmosphère et notre chambre est super petite.  Cependant c’est le meilleur prix que nous ayons eu pour une chambre double, soit $58 la nuit; ce sera un peu moins en argent canadien.

19 novembre - Nelson

Ce matin, après un arrêt au I-Site, nous partons explorer la ville en suivant les bons conseils de l’agente d’information. Nelson est une petite ville qui est facile et agréable  à visiter à pied. Munis d’une carte de la ville, nous empruntons de petites rues où les maisons datent d’une certaine époque et sont bien entretenues; il y a toujours des jardins débordant de fleurs à l’avant des maisons.

Nous nous dirigeons vers Founders Park où plusieurs maisons historiques ont été installées pour recréer un village d’antan.   Voilà qu’il commence à pleuvoir, et puis l’averse devient de plus en plus forte, ce qui fait que nous arrivons à l’entrée du parc tout détrempés. Heureusement, il y a un café-bar où nous pouvons nous réfugier en attendant que la pluie cesse; un bon café et un scone aux dattes et au citron aident à rendre l’attente agréable. 

Dès que le soleil réapparait, nous débutons notre voyage dans le temps. Quel bonheur! Il n’y a presque personne dans le village. Du moulin, à l’église, à la station de pompiers, à la boulangerie, à la gare de train, nous marchons sur les traces des gens qui ont fondé cette jolie petite ville.

Le village des fondateurs de Nelson
L'endroit préféré de Serge

Une photo pour toi, Joël
Mon endroit préféré
En attendant le train de 6h30
Serge se pratique avec un tandem d'antan
À la sortie du parc, nous revenons aux temps modernes et partons à la recherche de la meilleure pizza en ville.  C’est chez Stefano’s, à l’étage au-dessus du cinéma, que nous la trouvons. 

Maintenant rassasiés, nous repartons et aboutissons dans le quartier des boutiques.  Je suis à la recherche d’une banque pour retirer de l’argent tandis que Serge recherche un bidule électronique pour brancher sa tablette en même temps que recharger les batteries des caméras.

Nous aboutissons, sans l’avoir prévu, en face d’un long escalier qui monte vers la cathédrale anglicane de Nelson.  Elle a fêté ses 150 ans en 2008 et est de style assez moderne. L’emplacement est très bien choisi et entouré de fleurs.

La cathédrale anglicane de Nelson

On a allumé un lampion pour qu'il fasse beau sur le sentier d'Abel Tasman
Après un arrêt à l’épicerie pour acheter le souper de ce soir, nous revenons à Shortbread Hostel, où finalement nous nous sentons plus à l’aise.  Nous faisons la connaissance de Quentin, un jeune français qui voyage en Nouvelle-Zélande et qui, pour gagner des sous, travaille la nuit à décharger les bateaux des pêcheurs. C’est très tranquille en après-midi et nous nous installons à la longue table de la cuisine pour vous écrire. Serge vérifie si la bonbonne de propane achetée en Nouvelle-Zélande fonctionne sur notre petite poêle. Et non! Et les magasins sont maintenant fermés. Nous devrons nous rendre à Motueka demain matin pour essayer de louer un petit poêle de camping, car nous en avons besoin pour notre randonnée de 3 jours dans le parc national Abel Tasman. Nous logerons dans des huts où il n’y a qu’un toit sur nos têtes, des lits à étages et de l’eau.

Ann, notre hôtesse à Mahana Lodge m’a envoyé sa recette de barres aux amandes que nous avons tellement aimées lors de notre séjour.  Je la partage avec vous.

MAHANA ALMOND SLICE

200g butter – melted
1 can sweetened condensed milk (400g)
1 tsp almond essence
1 ½ packets milk arrowroot biscuits, crushed like coarse breadcrumbs.
¾ cup dried cranberries
1 cup chopped almonds
½ cup ground almonds

Melt butter and mix with condensed milk.  Add other ingredients.  Press into a shallow tin (23cm x 33cm), press flaked almonds onto the top if desired and set in fridge.  This makes quite a lot – you may want to cut down the quantities.


Happy baking!!!  Kind regards  Ann

lundi 17 novembre 2014

15 au 17 novembre – Marlborough Sounds

Jour 1 : Queen Charlote Track (14 km) – Nous nous levons tôt ce matin et partons à 6h30 pour Picton afin de prendre le bateau-taxi de la compagnie Cougar Line qui nous débarquera à Ship Cove où débute notre marche de trois jours sur le Queen Charlotte Track. Pendant ce temps, nos sacs à dos continuent leur voyage en bateau et nous les retrouverons en fin d’après-midi à notre lodge.

En quittant Picton
Décidément, je n’ai pas le pied marin; brassée par les vagues qui cognent et déferlent sur le bateau, j’ai le mal de mer. Il fait soleil, il pleut et vente très fort, le scénario parfait pour créer un magnifique arc-en-ciel.

Arc-en-ciel vu du bateau
Après une heure de brassage, nous arrivons à Ship Cove. Sur le quai, le vent est si fort qu’il nous emporte presque.  Nous débutons notre marche à 9h00. Heureusement le sentier s’enfonce dans la forêt  et nous met à l’abri du vent et, comme par magie, la pluie cesse et le soleil s’installe pour de bon. Pendant une heure, le sentier monte continuellement pour atteindre la crête de la montagne.

Je pensais m’être remise complètement de la marche du Tongariro Crossing, mais les muscles de mes jambes sont encore fatigués; alors je marche d’un pas lent. Serge sort de son sac les noix et les fruits séchés et ça me redonne de l’énergie.

Nous sommes intrigués par les cages en bois qui sont installées le long du sentier; une affiche nous apprend qu’elles servent à attraper les opossums et les rats qui sont en grand nombre dans cette région et attaquent les oiseaux.

Pièges à opossums
En suivant le chemin qui sillonne doucement à travers la montagne, nous arrivons au haut de Resolute Bay. Serge est en grande forme, il s’amuse à prendre la pause pour la photographe.

Resolution Bay
Serge s'amuse
A midi, nous nous arrêtons pour pique-niquer sur un rocher en plein soleil; et dire que 100 mètres plus loin il y avait des tables à pique-nique et des bancs. Nous nous y arrêtons quand même pour jaser avec les oiseaux qui voudraient bien de la nourriture.

Petit oiseau gourmand
Enfin apparaît Endeavour Inlet, l’endroit où se trouve Cnoc Na Lear, notre lodge pour ce soir; mais c’est seulement à 14h00 que nous y arrivons après 5 heures de marche.

Endeavour Inlet
Cnoc Na Lear est un endroit de rêve où il n’y a rien d’autre à faire que se prélasser au soleil sur notre véranda qui donne sur la baie, en attendant que notre hôtesse, Colleen, nous apporte notre souper. Nous mangeons sur la table à pique-nique dans le mini-jardin en compagnie de nos voisins, Paul et Susan, un couple fort sympathique de l’Australie.


La farniente à Cnoc Na Lear
Jour 2 : Queen Charlotte Track (14 km)

Pendant que nos sacs à dos partent par bateau pour notre destination de la journée, nous nous mettons en route à 9h20. Le soleil est au rendez-vous et le vent a pris congé.  Sur le sentier, nous entendons l’agréable chant des oiseaux. Une affiche nous apprend que Sir Joseph Banks, le naturaliste voyageant avec James Cook, a écrit dans son journal lors d’une escale à Ship Cove : « Ce matin je fus réveillé par le chant des oiseaux sur le rivage ….. leurs voix étaient la plus mélodieuse musique de la nature que j’aie entendue, presque imitant de petites cloches ». Nous sommes bien d’accord avec Sir Banks.

Le sentier contourne Endeavour Inlet et a peu de dénivellation. Il offre des paysages variés. Comme nous marchons avec Paul et Susan et jasons beaucoup, nous ne voyons pas le temps passé.  Il y a très peu de marcheurs sur le sentier ce matin, mais nous rencontrons quand même quelques gars en vélos de montagne.

Notre amie Susan n'aime pas se balancer
Un bout du sentier vraiment agréable
Le petit bateau s'amuse à faire des ronds dans l'eau
Serge adore les fougères géantes
Nous arrivons à Mahana Lodge après 5 heures et demie de marche. John et Ann, les propriétaires, nous accueillent chaleureusement et nous conduisent au grand chalet que nous partageons avec 6 autres personnes. Il y a Paul et Susan de l’Australie avec qui nous avons marché aujourd’hui, Jenni de l’Australie, Marilyn de Washington et Mary-Kay du Texas, maintenant résidant en Nouvelle-Zélande. La communication s’établit rapidement entre nous et vite nous nous sentons entre amis.  En après-midi, nous allons saluer les poules de John, qui nous suivent en caquassent, et admirer son potager. Puis ne pouvant résister au hamac et aux chaises longues, nous faisons une petite sieste au soleil en face de la baie.

Mahana Lodge
John avait dit, «Le souper sera servi à 19h et ne soyez pas en retard. » Pas de danger que ça arrive car nous avons bien faim.  John et Anne nous y attendent et nous prenons place à la table dans la verrière qui  est dressée avec élégance.  Je choisis des moules comme entrée et du saumon comme plat principal tandis que Serge prend une soupe aux lentilles et un pâté au poulet et champignons. Nous avons aussi une salade préparée avec les légumes du potager et décorée de jolies fleurs;  comme dessert Ann nous apporte un immense chou à la crème qu’elle a cuisiné. Nous arrosons cette bonne nourriture avec du sauvignon blanc du pays. C’est un des meilleurs repas que nous ayons pris à date en Nouvelle-Zélande.  L’atmosphère est très gaie autour de la table, Marilyn étant la plus enjouée et Mary-Kay la pince-sans-rire.

Nos hôtes, John et Ann à Mahana Lodge

Un souper inoubliable
Jour 3 : Queen Charlotte Track (0 km)

Hier soir, j’ai découvert une nouvelle ampoule à mon pied gauche et elle est assez douloureuse. Nous décidons donc de ne pas marcher aujourd’hui pour nous rendre à Portage Bay mais de prendre le bateau-taxi.  Après déjeuner, nous disons « Au revoir et bonne marche » à nos amis qui partent pour une randonnée de 24 kilomètres.  En marchant tranquillement, nous nous rendons sur le quai, en compagnie de John, pour attendre le bateau.

Paul et Serge sont de corvée de vaisselle
Serge et John apportent les bagages des voyageurs au bateau

En attendant le bateau-taxi

Le voilà enfin, notre taxi
La journée est morose et la pluie s’annonce. Nous logeons au De Bretts Lodge dans la section des backpackers.  Nous sommes les seuls à l’occuper, donc nous avons la cuisine, la salle de bain à nous seul.  Cependant, il ne fait pas chaud, Brett nous dit que le chauffage part lorsque la température descend en bas de 18 Celsius. Nous transportons la chaufferette dans notre chambre qui atteint rapidement une chaleur confortable. De la porte-fenêtre de notre chambre nous avons une magnifique vue sur la baie.  Il faut croire que cette journée de repos est la bienvenue car après le lunch, nous dormons quelques heures.  Dehors la pluie s’est installée et nous avons une pensée pour les marcheurs qui se font mouiller.  Même la chatte des propriétaires trouve la température moche, car elle miaule à la porte-fenêtre pour entrer.  Comme elle n’obtient pas de succès, elle repart achaler d’autres clients.


En soirée, nous retrouvons nos amis Paul, Susan et Jenni au restaurant de Portage Resort Hotel. Ils sont fatigués de leur marche de la journée mais sont décidés à continuer plus loin demain. A 20h30, nous faisons nos adieux et chacun retourne à De Bretts pour entamer une nuit de repos.

samedi 15 novembre 2014

14 novembre – South Island: Bébés phoques et vignobles de Blenheim

J’ai ajouté des photos à mon récit de Wellington et Picton. N’hésitez pas à y retourner pour les voir.

Ce matin, nous prenons la route au sud de Blenheim qui longe la côte est de l’Ile du Sud dans l’intention de nous rendre à Kaikoura. La route sillonne entre monts et vallons puis redescend vers la mer; le paysage est grandiose. Nous longeons le Pacifique et les vagues déferlent avec force sur le rivage.  Nous nous arrêtons à Ahau Waterfalls dans Half Moon Bay. Un sentier longe la rivière jusqu’au pied de la chute Ahau. 

La mer est agitée le long de la côte du Pacifique

La chute Ohau où s'amusent les bébés phoques
Cet endroit est le terrain de jeu des bébés phoques; ils s’amusent et se chamaillent  en attendant que leurs mères, parties à la pêche, reviennent les nourrir au pied des chutes.

Un bébé phoque solitaire

C'est deux là se disputent le rocher
Sur le chemin du retour, nous arrivons à la sortie d’un tunnel d’où, quelques instants plus tard, surgit un train. Les bébés phoques courent se réfugier sous les rochers.

Deux minutes plus tard, le train a surgi du tunnel

Nous manquons de temps pour nous rendre jusqu’à Kaikoura car nous voulons aussi aller visiter quelques vignobles dans la région de Blenheim et Renwick. Si c’était à refaire, nous prévoirions dans notre itinéraire une journée à Kaikoura et une dans les vignobles. 

Nous allons quand même visiter 3 vignobles, soit Cloudy Bay, Allan Scott, Hans Herzog et goûtons à 12 vins.  Nous achetons un pinot gris, un sauvignon blanc et un viognier que nous avons particulièrement aimés. Nous ne garantissons pas qu’ils feront le voyage avec nous jusqu’au Canada.

Puis nous retournons à l’auberge Watson’s Way pour souper et préparer nos sacs car nous partons demain matin pour Marlborough Sounds. 

jeudi 13 novembre 2014

12 novembre – Wellington

Journée difficile. Après déjeuner, nous partons pour Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande.  Nous nous stationnons au musée Te Papa que nous visiterons en après-midi.  Le coût est $20 pour la journée et il n’y a rien de moins cher en ville.  À un garage situé en face du musée, nous nous informons où nous pouvons prendre l’autobus pour nous rendre au Cable Car qui nous conduira au sommet de la ville et à Botanic Gardens.  Les néo-zélandais sont d’une gentillesse exemplaire; ils s’empressent à nous aider avec le sourire.  Mais avant d’embarquer à bord du Cable Car, nous devons trouver une pharmacie où je pourrai me procurer des pansements et une crème antiseptique pour soigner mon ampoule.  Assise au bureau de la pharmacienne, je me déchausse et chouchoute mon orteil.  Quand nous arrivons enfin au Cable Car, il y a une longue file d’attente et nous devons faire la queue 20 minutes avant d’embarquer.  Au sommet, nous débutons la descente par des sentiers ondulant entre les plates-bandes de fleurs, les fougères géantes et les arbres exotiques.  A quoi ai-je pensé ! Ce n’est rien de facile pour mes jambes encore douloureuses et mon pied droit handicapé.  Et il faut remonter pour nous rendre aux jardins de roses et de bégonias.

Wellington vue du sommet 

Fougère géante



Nous revenons en ville  par un sentier passant à travers un ancien cimetière où les personnes sont toutes décédées dans les années 1800, puis par une passerelle au-dessous du Motorway; c’est comme ça qu’ils appellent leurs autoroutes.

En passant par le cimetière

Wellington
Nous nous  rendons jusqu’à Lambton Quay Street d’où nous pouvons prendre rapidement l’autobus.  Enfin assise!! Je manque d’énergie et j’ai mal, mais il faut continuer car nous n’aurons pas d’autres occasions de visiter le musée Te Papa.

Heureuse surprise, le musée est gratuit et immense.  Nous nous promenons d’un niveau à un autre, il y en a 6 en tout, en empruntant l’ascenseur. Au niveau 2, à l’espace Awesome Forces,  nous apprenons comment les plaques tectoniques, les tremblements de terre, les volcans et l’eau ont façonné le paysage néo-zélandais. Dans la salle Earthquake House, nous assistons à un tremblement de terre et à des éruptions.  Au niveau 3, nous faisons la connaissance des animaux et des plantes qui peuplaient cette partie du monde avant l’arrivée de l’Homme.  Au niveau 4, qui est notre préféré, l’espace Tangata o le Moana nous raconte l’histoire des peuples du Pacifique en Nouvelle-Zélande où nous prenons la mesure de l’influence des cultures du Pacifique dans ce pays. Nous découvrons les récits et les accomplissements des migrants du Pacifique et les liens qui unissent la Nouvelle-Zélande à ses voisins. C’est là que nous apprenons l’histoire du grand chef Te Rauparaha qui, vers 1810, a créé le haka, célèbre chant maori qui est encore chanté partout en Nouvelle-Zélande par le peuple maori.  C’est aussi à ce niveau que se trouve le Café Espresso avec ses fauteuils invitants; et je m’échoue là, bien fatiguée.  Nous réalisons que nous pourrions visiter plus à fond le musée, mais il est plus sage que nous prenions la route pour Plimmerton pour aller nous reposer dans notre jolie Moana LodgeNotre lit a des draps doux comme du satin et un chauffe-drap, je ne savais même pas que ça existait; je sais maintenant ce que je vais demander pour Noël. Demain matin, nous prenons le bateau pour nous rendre sur l’Île du Sud.

Au lodge, nous retrouvons la gentille Sophie, originaire de Savannah en Georgie (USA), qui travaille ici pour quelques mois avant de poursuivre son voyage vers l’Ile du Sud.  Je lui avais promis ce matin de lui cuisiner des French Toasts, servis avec du sirop d’érable apporté du Canada, pour dessert ce soir et elle nous attendait.   Ses compagnes de table y goûtent aussi et elles ont toutes le sourire aux lèvres.


Moana Lodge
Maison Maori


Des oiseaux étranges
13 novembre – Picton

À 6h30 ce matin, nous retrouvons à la cuisine, Marcus, un jeune canadien d’Ottawa, qui part comme nous pour l’Ile du Sud ce matin à bord du traversier Interislander. Il voyage seul pour 6 semaines en Nouvelle-Zélande et partira ensuite pour l’Argentine.  Nous laissons notre voiture de location sur le quai et allons ensuite enregistrer nos sacs à dos ainsi que nos deux glacières de nourriture. Puis nous nous installons à l’étage Ocean View pour les 3 prochaines heures.  Sur le quai, les camping-cars font la file pour embarquer sur le traversier.

Notre départ pour l'ïle du Sud

La baie de Wellington

Les camping-cars loués embarquent
Dès notre arrivée à Picton, nous nous dirigeons vers le I-Site, qui est le bureau d’information touristique en Nouvelle-Zélande, afin de prendre des arrangements en vue de notre excursion de 4 jours dans Queen Charlotte Sound qui débutera samedi prochain. Nous achetons aussi des cartes routières de l’île du Sud, indispensables pour se déplacer facilement d’une ville à l’autre.  Notre nouvelle voiture de location est une Holden Commodore de marque anglaise toute neuve et très confortable; Serge l’aime bien. Après avoir dîné dans un pub, nous partons pour Renwick où nous logerons pour les 2 prochains jours au backpackers hostel Watson’s Way.  Les propriétaires sont un couple âgé, Pat et Paul qui tiennnent leur auberge de façon impeccable; ils ont mis leur auberge en vente afin de pouvoir prendre leur retraite.   Notre chambre est grande avec deux fenêtres donnant sur le jardin et il y a encore des chauffe-draps et des chauffe-serviettes. J’adore leur BBQ avec des grilles en fonte et c’est là que nous faisons cuire notre souper.  Nous y rencontrons Benjamin, un jeune français de Bordeaux avec qui nous sympathisons.  Il voyage en Nouvelle-Zélande en vélo, fait beaucoup de surfing dans l’ïle du Nord; il partira bientôt pour la Californie.  Il nous donne l’adresse de ses parents qui tiennent un gîte en France.  Peut-être irons-nous y faire un saut un jour.

Oyé! Oyé! Chers anonymes, n’oubliez pas d’indiquer votre nom au bas de votre commentaire. Quand vous choisissiez l’option Anonyme, c’est uniquement pour ne pas vous identifiez sur Google.  Nous, on veut vous connaître.